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Publications : Études et Prospectives

420 Publications
  • Analyses
    declin_empire_americain

    Les États-Unis ont été durant de longues années considérés comme la super puissance de l’échiquier mondial. Aujourd’hui, cette suprématie est remise en question. La fin de la guerre froide a mis fin au système bipolaire opposant le bloc de l’Est face au bloc de l’Ouest emmené par les USA. Les attentats du 11 septembre 2001 ont sérieusement entachés son image inébranlable. Les terroristes, sans moyens militaires ni financiers conséquents, ont réussi à faire vaciller l’Amérique. L’accélération du processus de la mondialisation a vu naître de nouvelles puissances comme la Chine et l’Inde. Le modèle américain est-il en train de s’effondrer ? À tout le moins, il est pris en défaut. Son économie est mise à mal, les conflits engagés en Afghanistan et en Irak s’enlisent et son modèle culturel suscite de nombreuses critiques. Mais est-ce réellement la fin du leadership américain ? Comment peut-on calculer la puissance d’un État ? Raymond Aron définit le concept de puissance comme « la capacité d’une unité politique d’imposer sa vision et ses objectifs aux autres unités politiques. ».
    La puissance peut se mesurer grâce à certains attributs. Joseph Nye en a établi une typologie en sept points :

    1. Les ressources de base : population et territoire.
    2. La capacité d’action militaire.
    3. La capacité économique de production.
    4. Le potentiel scientifique et technologique.
    5. La cohésion nationale : stabilité, consensus...
    6. Le rayonnement culturel.
    7. L’influence de l’État sur les institutions internationales.
    décembre 2008
    Auteur(s) : Frank Marchal
  • Analyses
    aide_publique_dev

    En 2005, selon la Banque Mondiale, la Belgique était le sixième donateur mondial en matière d’Aide Publique au Développement (APD) (calculé comme pourcentage de PNB) et le treizième donateur de l’APD en terme absolu. En effet, on considère souvent notre pays comme un pionnier en matière de coopération au développement. Cependant, comme l’affirme le CNCD, l’APD fait face aujourd’hui à deux débats distincts mais complémentaires sur la scène internationale quant à la quantité de l’aide fournie et à la qualité de cette aide.
    La question de la quantité de l’aide fournie figure à l’agenda du prochain sommet international sur le Financement du Développement, qui se tiendra en décembre 2008 à Doha.
    Après la chute en 2007 de près de 8,4% de l’APD totale par rapport à 2006, l’importance d’une telle Conférence, où les chefs d’État et de gouvernements seront notamment amenés à répondre de leurs engagements pris à Monterrey en mars 2002 en matière d’accroissement du volume de l’aide au développement, parait essentielle.
    Le second débat concerne l’amélioration de la qualité de l’APD et fera quant à lui l’objet d’un troisième Forum de Haut Niveau (FHN III), qui se tiendra à Accra du 2 au 4 septembre 2008. Il fera un état des lieux des progrès accomplis pour réaliser les engagements pris lors de la Déclaration de Paris et mettra en place un plan d’action pour les deux années à venir.

    décembre 2008
    Auteur(s) : Dominique Weerts
  • Analyses
    accords_partenariats_eco

    Il y a six ans, des discussions commerciales étaient lancées entre l’Union européenne (UE) et 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). A l’échéance de décembre 2007 fixée pour terminer les négociations, moins de 50% des pays ACP avaient « paraphé » une forme quelconque d’accord avec l’Europe.
    Pour tenir leurs promesses en matière de développement, les nouveaux accords devaient aider les pays ACP à s’assurer une part équitable de l’économie mondiale. Toutefois, pour beaucoup, ces Accords de Partenariat économiques « ratent le test du développement ».
    Comme l’ont déclaré les Ministres du commerce des ACP, en décembre 2007, il apparait que « les intérêts commerciaux de l’Union européenne ont prévalu sur les intérêts des ACP en matière de développement et d’intégration régionale ».
    A ce jour, les APE n’ont donc aucune force juridique contraignante. Ceci laisse de l’espace pour que de nouveaux accords, plus équitables soient élaborés.

    décembre 2008
    Auteur(s) : Michaël Franssen
  • Analyses
    reussite_scolaire_enquete_pisa

    A l’heure où nombre de pédagogues prônent les vertus de l’immersion linguistique et où l’Union européenne développe les échanges d’étudiants de l’enseignement supérieur à travers les programmes Erasmus, il importe de s’assurer de la qualité et de la convergence des systèmes d’enseignement à l’échelon international. Dans cette optique, l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) a mis en place un outil de mesure des performances et des connaissances des élèves des pays membres et partenaires.
    Baptisé PISA – pour Programme for International Student Assessment –, ce dispositif consiste en une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de quinze ans, évaluant «l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire ». Les épreuves soumises aux élèves sont réalisées par un consortium international en collaboration étroite avec les directeurs nationaux de projet et portent sur la lecture, les mathématiques et les sciences. Elles privilégient tour à tour l’une ou l’autre de ces dimensions. Jusqu’à ce jour, trois premières collectes de données ont eu lieu (2000, 2003 et 2006).

    décembre 2008
    Auteur(s) : Philippe Dreye
  • Analyses
    reussite_scolaire

    Différentes enquêtes internationales aboutissent régulièrement à la même conclusion : l’enseignement, en Belgique, reste fortement marqué par de fortes inégalités. Si elles s’exercent à la base, elles ont tendance à s’accentuer au fur et à mesure du parcours d’enseignement des élèves, avec pour conséquence, une hétérogénéité des résultats. C’est ainsi qu’on considère généralement que 10 à 15 % des élèves sont déjà en grande difficulté en deuxième primaire, alors que sur cent étudiants entrant en première secondaire, seuls septante-cinq sortiront avec un diplôme du secondaire supérieur après huit ans.
    Ces caractéristiques sont fréquemment mises en lumière par nombre de pédagogues.
    De même, des économistes pointent le coût relativement élevé de notre système éducatif. Ainsi, Robert Deschamps défend-il la thèse suivante : l’enseignement francophone reçoit trop de financement pour des résultats trop peu satisfaisants. « Les dépenses consenties pour l’enseignement par rapport au produit intérieur brut (PIB) sont les plus élevées du monde, à l’exception du Danemark […]. Pourtant, l’enseignement en Belgique francophone, preste mal dans toutes les comparaisons. Les moyens sont mal employés et les réseaux et écoles préfèrent continuer à jouer sur leur propre petit terrain protégé plutôt que de collaborer. »

    (...)

    décembre 2008
    Auteur(s) : Philippe Dreye
  • Analyses
    immersion_linguistique

    L’apprentissage en immersion linguistique est une méthode de plus en plus répandue en Communauté française de Belgique.
    Lorsqu’ils adhèrent au projet, les parents et les élèves peuvent avoir des intentions de nature différente: projet citoyen dans un pays multilingue, souci d’exigences d’apprentissage renforcées, défi supplémentaire pour un enfant dit « à haut potentiel », etc.
    Lorsque l’école propose un projet d’immersion aux familles, cela lui demande une organisation particulière : l’aménagement de la grille horaire, l’engagement de professeurs aux profils adéquats, une adaptation du projet pédagogique et des méthodes didactiques.
    La présente analyse veille à dresser les grandes lignes de la thématique :

    1. Approche psycho-cognitive du bilinguisme
    2. Quelle est la situation en Communauté française ?
    3. Quelle est la réglementation actuelle en Communauté française ?
    4. Incidences méthodologiques
    5. Pistes pour l’avenir
    décembre 2008
    Auteur(s) : Marianne Tilot
  • Analyses
    formation_adultes

    Depuis longtemps, les chercheurs se penchent sur les facteurs qui interviennent dans le processus d’engagement en formation, c’est-à-dire dans le fait de s’inscrire et d’y participer à celle-ci. A cet égard, comprendre les enjeux à l’oeuvre chez les adultes constituent un objectif important.
    Parmi les questions posées par la littérature sur le sujet, cet article se propose d’aborder la question suivante : les tensions identitaires constituent-elles une source importante d’engagement en formation ? Selon cette hypothèse, afin de réduire les tensions entre les différentes images de soi et la sensation d’inconfort qui en découlent l’individu s’engagerait davantage dans une action innovante telle que la formation.
    A partir des recherches menées par plusieurs auteurs, et principalement par Bourgeois sur l’engagement en alphabétisation, ces lignes proposent d’interroger l’aspect motivationnel de la dynamique identitaire ainsi que le lien de cause à effet entre le vécu de tensions identitaires et la mobilisation de l’individu en formation.

    décembre 2008
    Auteur(s) : Bernadette Matton
  • Analyses
    paradis_fiscaux

    En février 2008, un énorme scandale secoue l’Allemagne. La presse allemande relate au grand public l’aboutissement d’une enquête record: le fisc allemand a fait l’acquisition
    d’une liste de plus d’un millier de riches contribuables soupçonnés d’avoir caché des fonds au Liechtenstein. C’est un véritable coup de tonnerre. La vague germanique se propage vite à d’autres pays d’Europe occidentale, dont la Belgique. Cette affaire débouche chez nous en juin 2008 sur une cinquantaine de dossiers qui resteront dans le collimateur de la justice. L’affaire fait grand bruit tant dans la presse européenne que mondiale, on frôle même la crise diplomatique : l’isolement du Liechtenstein qui soutient la cause du secret bancaire.
    Cette crise nous invite à réfléchir au rôle que jouent les différents paradis fiscaux et/ou centres off-shores. Il s’agit d’évaluer les effets de leur politique et le rôle grandissant que
    jouent ces places financières dans notre système économique globalisé.

    (...)

    décembre 2008
    Auteur(s) : Geoffroy Delitte
  • Analyses
    logiciels_libres

    Dans notre système économique, la bonne santé des entreprises régit celle du pays. Pour réduire leurs coûts, gagner du temps et améliorer leur gestion, les entreprises se sont
    massivement équipées d’outils informatiques. Les PME ont suivi le mouvement.
    Profitant de cette demande massive, certains éditeurs de logiciels ont imposé leur monopole. Mais aujourd’hui, cette position dominante est ébranlée par une nouvelle famille de logiciels qui gagne sensiblement des parts d’utilisateurs : les logiciels dits « libres ».
    Né d’une philosophie du partage de l’information qui ne place pas les contraintes financières au coeur de la réflexion, le mouvement du libre permet à toute personne qui possède une copie du logiciel libre non seulement de l’utiliser, mais aussi de se l’approprier, le modifier et ensuite le remettre à disposition de la communauté.
    Quels bénéfices les PME peuvent-elles attendre de ces logiciels libres ? Quels obstacles restent encore aujourd’hui à lever ? Une solution d’avenir ?

    décembre 2008
    Auteur(s) : Isabelle Tasiaux
  • Analyses
    investissement_ethique

    L’année 2008 aura été marquée par une crise financière majeure. Les institutions bancaires américaines puis européennes se sont effondrées les unes après les autres, telle une cascade de dominos, suivies par les bourses de toute la planète.
    Mais la crise financière n’est pas la seule qu’a connu 2008. Crise énergétique, crise du pouvoir d’achat, crise alimentaire, mais également problèmes environnementaux, défi majeur du réchauffement climatique… Tous ces évènements font que chaque jour, de plus en plus de citoyens prennent conscience que chacun, à son échelle, est responsable de l’avenir de la planète, que chacun doit modifier ses habitudes pour tendre vers un mode de vie plus durable.
    Cela passe aussi par le choix de produits financiers plus éthiques. Certains l’ont bien compris puisque en 2007, l’investissement socialement responsable a progressé en Belgique de 33 % sur un seul semestre. La finance éthique a le vent en poupe mais elle reste cependant marginale dans le paysage financier belge. Peut-être simplement parce que le citoyen ne la connaît pas assez.

    décembre 2008
    Auteur(s) : Michel Dejong
  • Analyses
    femmes_entrepreneurs

    La justification de l’intérêt porté à l’entrepreneuriat féminin réside dans l’importance économique et sociale que représentent la création et le développement d’entreprises par les femmes.
    Alors que les femmes représentent un peu plus de 52% de la population active et qu’elles jouent un rôle économique majeur comme clientes ou comme managers, elles ne représentent que 30% de l’activité entrepreneuriale des femmes en Belgique. Ce taux est un des plus faibles des pays de l’Union européenne et de l’OCDE. Trop souvent victimes de clichés, d’idées reçues alors qu’elles obtiennent pourtant de meilleurs résultats que les hommes…

    décembre 2008
    Auteur(s) : Isabelle Tasiaux
  • Analyses
    asbl_communales

    Les mandataires locaux connaissent bien la figure juridique de l’ASBL communale dont ils se servent souvent afin d’assurer la gestion des intérêts communaux. Ainsi, nous retrouvons des ASBL communales chargées de la gestion de centres culturels, d’équipements sportifs, d’activités pour jeunes, etc.
    Si cette figure juridique est autant utilisée, c’est surtout en raison de la souplesse qu’elle permet en matière de gestion, ce qui contraste avec la rigidité des procédures communales.
    L’inconvénient majeur de cette figure juridique est néanmoins de constituer une construction doctrinale et jurisprudentielle et de n’être, nulle part, consacrée et organisée par un texte légal.
    Cette contribution a pour objet de faire le point sur la figure juridique de l’ASBL communale et de répondre à une série de questions rencontrées sur le terrain par les mandataires locaux.

    décembre 2008
  • Analyses
    numerique_vs_indus_disque

    Depuis 2002, l’industrie musicale connaît une crise paradoxale sans précédent. Alors que les ventes de disques connaissent des chutes vertigineuses, la musique, elle, ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui. L’avènement de l’ère numérique a permis une consommation illimitée de la musique. Omniprésente, elle peut être écoutée n’importe où et n’importe quand. Le passage du cd, support « physique », vers le fichier numérique, support « dématérialisé » a provoqué une transmission massive de fichiers musicaux où les intermédiaires traditionnels du marché se voient écartés du processus de consommation.
    Aujourd’hui, grâce à Internet et aux logiciels de téléchargement, il suffit d’un simple clique pour transférer des titres d’un ordinateur vers un baladeur MP3 en passant par un téléphone mobile. Mais cette liberté de consommation a totalement bouleversé les rouages de l’industrie du disque. Les acteurs de l’industrie de la musique enregistrée – les artistes, les producteurs, les distributeurs, les disquaires, etc. – sont les premiers touchés par la mise en ligne illégale de catalogues entiers de musique. Le consommateur n’a plus conscience que la création musicale constitue un bien « privatif » qui nécessite une rétribution afin de pouvoir rémunérer tous les intervenants de la chaîne et considère dès lors la musique comme un bien public et gratuit.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Sarah Giacomazzi
  • Analyses
    conciliation_travail-famille

    Aujourd’hui la vie professionnelle tient une place clé dans la vie des familles et une conciliation travail-famille réussie est une véritable condition du bien-être des familles.
    Permettre aux parents de concilier travail et vie de famille est un défi majeur de notre société. Il doit permettre de répondre à plusieurs exigences de demain : relever le taux d’emploi féminin, véritable enjeu économique des prochaines années, améliorer le bien-être des personnes et des enfants, lutter contre la pauvreté et notamment la pauvreté infantile, promouvoir l’égalité des chances entre hommes et femmes, enrayer le vieillissement de la population.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Sylvie Roberti
  • Analyses
    violence_psycho

    S’il y a quelques décennies les violences conjugales étaient du ressort privé, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le législateur, tant au niveau national qu’international, a mis en place une série de lois punissant les auteurs de violences.
    Bien qu’encore insuffisantes, aux yeux des acteurs de terrain, des structures diverses ont été mises en place afin de protéger et d’accompagner les victimes vers un meilleur encore à construire. Il n’en reste pas moins que les statistiques continuent de tirer la sonnette d’alarme.
    Les victimes de ces violences sont majoritairement féminines. Ce sont notamment des femmes, seules ou avec enfants, qui arrivent souvent en catastrophe dans les centres.
    Cela ne signifie pas nécessairement que les hommes n’en sont pas victimes, mais des statistiques précises à ce sujet n’existent pas encore.

    (...)

    novembre 2008
    Auteur(s) : Sylvie Roberti
  • Analyses
    motivation_scolaire

    « Manque de motivation », « n’a pas envie de travailler », « ne fournit aucun effort », « on ne sait plus quoi faire », « on a tout essayé », « quand on veut on peut ». Ces remarques très fréquentes dans le domaine scolaire traduisent l’impossibilité de motiver l’élève malgré lui et le fréquent sentiment d’impuissance rencontré par lui et par son entourage pour agir sur la motivation.
    La motivation scolaire n’existe pas en soi et ne se décrète pas mais s’articule à la vie de l’apprenant c’ est-à-dire aux conceptions qu’il a de lui-même, de l’apprentissage et de son environnement. La compréhension de la motivation scolaire s’inscrit dans une conception globale de l’élève qui tient compte de ses dimensions affective et émotionnelle, de ses buts, de ses besoins, de ses désirs, de ses moteurs internes. Le processus n’est donc pas figé mais en permanente évolution car lié justement à une complexité de facteurs, de représentations, d’influences et de changements. La motivation ne relève pas d’un état stable dont on dispose ou non mais d’un processus singulier, évolutif et fluctuant. Il n’y a donc pas de fatalité en matière de motivation : celle-ci n’est jamais totalement acquise ou totalement compromise.
    La motivation scolaire est une question centrale pour les apprenants et les professionnels de l’éducation. Sans envie d’apprendre ni engagement de la part des élèves, le meilleur projet pédagogique peut échouer.
    Comme nous l’avons vu, la motivation est un phénomène complexe et cerner les raisons pour lesquelles elle fait défaut n’est pas chose facile. Interroger le lien qu’elle entretient avec la confiance en soi permettra d’en comprendre l’un de ses principaux leviers.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Bernadette Matton
  • Analyses
    evolution_sociale

    Il a existé, à toutes les époques et dans tous les pays, des écarts, plus ou moins grands, de niveau de vie entre les populations. Depuis des siècles, des gouvernements se sont succédés avec l’idée de réduire, voire de faire disparaître, cet écart. Les personnes présentant une forme ou une autre fragilité sociale bénéficient ainsi généralement d’un soutien plus ou moins importants des pouvoirs publics. Ces derniers versent des allocations sociales diverses selon la nature de leur fragilité : allocations d’invalidité, d’handicapés, de chômages, revenus d’intégration… Ils construisent également des logements sociaux afin de permettre aux personnes d’avoir un logement qu’ils paieront en fonction de leurs revenus, alors qu’elles ne sont pas en mesure de louer un logement privé en raison des prix trop élevés de ceux-ci par rapport à leurs allocations.
    Pourtant, les situations de fragilité sociale persistent. Elles se transmettent même parfois de génération en génération sans que rien ne vienne casser cette fatalité.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Sylvie Roberti
  • Analyses
    liberalisme_defi_valeurs

    Le libéralisme politique est aujourd’hui la conception philosophique de référence dans les débats académiques. Depuis l’effondrement du modèle communiste et la transformation en cours des partis socialistes en partis libéraux de gauche, la conception libérale de l’Etat est également partagée par la plupart des acteurs politiques. Les controverses publiques, au sein des démocraties occidentales européennes, ont ainsi, régulièrement, la forme de querelles de familles au sein de la tradition libérale. C’est au nom d’un même concept de liberté et d’une même conception de l’Etat que les principaux mouvements politiques promeuvent leurs politiques publiques.

    En un sens large, il est vrai, toute conception politique moderne est libérale puisque l’idéal moderne est explicitement un idéal d’émancipation et de libération de l’homme.
    Mais le libéralisme politique se caractérise par une conception particulière de la liberté qui est aujourd’hui largement répandue. Alors que l’humanisme rationaliste moderne identifiait l’action libre à l’action raisonnable et concevait l’homme libre comme un être idéal parfaitement raisonnable – au risque de justifier le sacrifice des individus réels au nom de cette humanité abstraite –, le libéralisme politique récuse, sur le plan politique, toute identification de la liberté à l’autonomie rationnelle et entend consacrer la liberté d’un individu conçu comme un être sensible porteur de préférences diverses. Pour le libéralisme politique, agir librement signifie par conséquent agir en fonction de ses souhaits et de ses désirs, sans avoir besoin de justifier le bien-fondé de ceux-ci. Le rôle de l’Etat est dès lors de garantir à chaque individu une sphère privée au sein de laquelle personne, pas même l’Etat, ne peut faire ingérence.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Laurent de Briey
  • Analyses
    humanisme_democratique

    En juin 2001, le PSC a adopté sa Chartre de l’humanisme démocratique. Un an plus tard, son changement de nom en Centre Démocrate Humaniste a confirmé sa volonté de s’identifier à l’humanisme démocratique. Au-delà de l’opération de marketing, la question qui nous préoccupe est dès lors de déterminer à quelles conditions l’humanisme démocratique permet de définir un projet politique qui soit à la fois spécifique et pertinent, c’est-à-dire un projet politique qui ne se réduise pas aux discours tenus pas les autres formations et qui soit susceptible de proposer une réponse aux problèmes de société auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.
    Cette double question nous semble pouvoir recevoir une réponse positive pour peu que l’on comprenne l’humanisme démocratique comme une tentative de dépasser le libéralisme politique aujourd’hui dominant et auquel se rattachent, d’une manière ou d’une autre, tant le MR et le PS qu’Ecolo. Donner consistance à cette hypothèse exigerait de procéder à un important travail de recherche. Il importerait, d’une part, de procéder à une analyse critique de la société mettant en lumière comment les principaux problèmes de société trouvent leur source dans l’individualisme et le relativisme propre au libéralisme politique. Il faudrait, d’autre part, montrer de quelle manière l’humanisme démocratique permet de proposer un modèle alternatif de société. Dans la présente note, nous ne pouvons toutefois que proposer une brève description des caractéristiques fondamentales du libéralisme et suggérer comment l’humanisme démocratique peut s’en distinguer, notamment en opposant le principe de l’autonomie collective à la neutralité libérale de l’Etat. Nous nous intéresserons tout particulièrement à la conception de l’Etat.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Laurent de Briey
  • Analyses
    independance_kosovo

    Le parlement du Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance de la Serbie le dimanche 17 février 2008. L’histoire tourmentée de cette province, actuellement administrée par l’ONU depuis l’intervention de l’OTAN entre mars et juin 1999, est au coeur de l’opposition entre velléités indépendantistes kosovares et intégrité territoriale de la Serbie.
    L’opportunité de la reconnaissance de ce nouvel Etat autoproclamé est présente dans tous les milieux diplomatiques. La question se pose de l’attitude à avoir face à une région sécessionniste sur le continent européen ? Le risque de contagion n’est-il pas sousjacent ? Des Kosovo bis ne risquent-il pas d’éclater ? La question essentielle demeure de savoir quelle est la meilleure solution pour stabiliser l’Europe du Sud-Est, région tant tourmentée au cours de la dernière décennie du XXème siècle, tout en préservant la stabilité du système international dans lequel nous évoluons.

    novembre 2008
    Auteur(s) : Michaël Franssen
  • Analyses
    actualite_internationale

    Notre société est imprégnée d’information internationale. Ce qui se passe au-delà de nos frontières influence, chaque jour, notre vie. De la crise américaine des subprimes à la grippe aviaire, les exemples d’évenements ayant un impact sur notre quotidien abondent dans l’actualité étrangère. Mais les médias reflètent-ils le monde tel qu’il est réellement ? À l’heure où enjeux globaux et locaux sont plus que jamais liés, qu’en est-il du journalisme international, vecteur de notre information ?

    novembre 2008
    Auteur(s) : Stéphane Cornet
  • Analyses
    procedure_conflits_interets

    Par un vote intervenu en Commission de l’Intérieur de la Chambre des représentants le 7 novembre 2007, les députés flamands, majoritaires au sein de cette Commission, ont unilatéralement imposé leur volonté de scinder l’arrondissement électoral de BHV aux francophones.
    Un tel évènement est concevable en raison du fait qu’en Belgique la population flamande est démographiquement prédominante et que cette prédominance a pour corollaire la supériorité numérique des parlementaires néerlandophones au sein des Commissions et des Assemblées plénières de la Chambre des représentants et du Sénat.
    Néanmoins, face à une telle situation, les francophones en minorité ne sont pas totalement désarmés. En effet, ces derniers ont la possibilité de recourir aux différents mécanismes mis en place par la Constitution afin de contrecarrer l’adoption d’un texte législatif leur portant grief. Ces mécanismes sont la procédure en conflit d’intérêts et le mécanisme dit de la « sonnette d’alarme ».

    novembre 2008
    Auteur(s) : Stéphane Cornet
  • Études
    etat_social_actif

    L’actuelle crise communautaire aurait dû survenir il y a neuf ans, dans la foulée de l’adoption par le Parlement flamand d’une liste de cinq résolutions préparatoires à une nouvelle réforme de l’Etat. La crise de la dioxine en décida autrement. Cette crise sanitaire, survenue dans les jours qui ont précédé le scrutin législatif de 1999, provoqua une remarquable percée des mouvements écologiques et pénalisa lourdement les partis sociaux-chrétiens. La possibilité offerte aux autres formations politiques de constituer un gouvernement sans les sociaux-chrétiens – fait exceptionnel depuis la seconde guerre mondiale – prit le pas sur les velléités d’une nouvelle réforme de l’Etat. S’en sont suivies huit années de relative paix communautaire et deux gouvernements réunissant libéraux et socialistes, initialement avec l’appoint des Verts (coalition dite « arc-en-ciel »), puis sans eux (coalition dite « violette »).

    novembre 2008
    Auteur(s) : Laurent de Briey
  • Analyses
    systeme_electoral_federal

    Sous l’impulsion du Groupe Pavia, un collectif d’universitaires animés par les Professeurs Kriss Deschouwer et Philippe Van Parijs, le principe d’une circonscription fédérale étendue à l’ensemble du territoire a surgi au sein du débat politique. Une telle circonscription permettrait qu’un certain nombre de parlementaires – entre 15 et 50, selon les propositions – soient élus par des citoyens des deux communautés linguistiques. De nombreux hommes politiques se sont au cours des derniers mois positionnés par rapport à cette idée. Elle a, notamment, été reprise par Didier Reynders, Jean-Michel Javaux et Patrick Dewael, cette idée était déjà défendue en 1999 par Philippe Maystadt sous le nom de « Tiers commun ». Dans son livre « Wallonie 2010 : Plan de convergence », l’ancien président du PSC proposait qu’un tiers des sièges de toutes les assemblées législatives (régionales et fédérales) soit attribué sur une circonscription couvrant l’ensemble de la population concernée.

    octobre 2008
    Auteur(s) : Laurent de Briey
  • Analyses
    revolution_age

    Les démographes estiment que chaque année, notre espérance de vie augmente d’une saison. L’allongement de la vie, est une véritable révolution pour nos sociétés qui voient aujourd’hui cohabiter quatre générations. Cette révolution est positive car elle donne à tous l’espoir de vivre plus longtemps. C’est aussi une révolution dans nos modes de vie, dans nos relations, une révolution des loisirs, de l’engagement, du rapport au travail, aux relations entre générations. Mais elle représente aussi un défi : adapter la société à l’évolution de la population afin que chacun, aînés et jeunes, puisse trouver sa place dans une société intergénérationnelle et solidaire.

    septembre 2008
    Auteur(s) : Philippe Dreye © CPCP

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